La directive CSRD a fait l’objet de bouleversements réglementaires majeurs en 2025 et 2026. Résultat : beaucoup de dirigeants de PME ne savent plus où ils en sont. Sont-ils concernés ? Quelles sont leurs obligations réelles ? Que faire concrètement ? Voici un point factuel et à jour sur ce que la CSRD et la norme VSME impliquent pour votre entreprise.

La CSRD : de quoi s’agit-il ?

La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) est une directive européenne adoptée en décembre 2022. Elle impose aux entreprises concernées de publier un rapport de durabilité détaillé sur leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), selon des normes standardisées appelées ESRS (European Sustainability Reporting Standards).

L’objectif est de rendre les informations extra-financières aussi fiables et comparables que les données comptables. Ce rapport doit être certifié par un commissaire aux comptes ou un organisme tiers indépendant.

Ce que la loi Omnibus a changé pour les PME

La directive Omnibus, publiée au Journal officiel de l’Union européenne le 26 février 2026, a profondément revu le périmètre de la CSRD. Les effets concrets pour les PME sont les suivants :

Si vous dirigez une PME de moins de 1 000 salariés, vous n’êtes pas soumis à la CSRD obligatoire. Mais cela ne signifie pas que vous pouvez ignorer le sujet.

La VSME : le référentiel des PME non soumises à la CSRD

La norme VSME (Voluntary Standard for non-listed SMEs) a été élaborée par l’EFRAG pour les PME non cotées qui souhaitent structurer leur démarche RSE sans être soumises à l’obligation CSRD. La Commission européenne en a officiellement recommandé l’usage depuis juillet 2025.

La VSME se compose de deux modules :

Point important introduit par la loi Omnibus : les grandes entreprises soumises à la CSRD ont l’interdiction d’exiger de leurs fournisseurs de moins de 1 000 salariés des informations allant au-delà du cadre VSME. Vous pouvez donc refuser tout questionnaire ESG qui dépasse ce périmètre.

Pourquoi agir maintenant, même sans obligation légale ?

L’absence d’obligation légale ne doit pas conduire à l’attentisme. Trois raisons concrètes d’agir dès maintenant :

Le rôle du commissaire aux comptes dans ce contexte

Pour les entreprises soumises à la CSRD, le rapport de durabilité doit être certifié par un commissaire aux comptes ou un OTI (organisme tiers indépendant). Cette certification — appelée audit de durabilité — est une mission distincte de l’audit légal des comptes, mais elle est naturellement confiée au commissaire aux comptes qui connaît déjà la structure.

Pour les PME non soumises à la CSRD, un accompagnement RSE — bilan carbone, diagnostic de maturité ESG, mise en place d’indicateurs VSME — permet de structurer la démarche progressivement, sans attendre la contrainte réglementaire.

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